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Ressource · Peinture intérieure

Chaque peinture a son support,
et un seul.

Une peinture ne se choisit pas sur sa couleur mais sur le support qu'elle doit tenir et l'usage de la pièce. Ces 39 familles sont présentées par ordre alphabétique, chacune avec son support, son rendement au litre, son prix constaté et le cas où elle ne convient pas.

Trois questions suffisent à trancher : sur quoi je peins (plâtre, bois, métal, sol), dans quelle pièce (sèche, humide, à fort passage) et quelle finition je veux (mate, velours, satinée). Le reste — marque, gamme, promesse marketing — vient après. Une peinture posée sur un support qui ne lui correspond pas s'écaille, quel que soit son prix.

39 types de peinture

Le support commande tout

Une peinture murale acrylique sur du plâtre, une glycéro ou une alkyde sur des boiseries, une peinture spécifique sur du métal ou du carrelage : le support détermine la famille avant même la question de la teinte. Poser une peinture murale sur une menuiserie donne un film qui ne résiste ni au frottement ni au nettoyage, et qui pèle en quelques mois aux zones de contact.

Sur un support neuf, poreux ou de teinte très différente, une sous-couche adaptée conditionne à la fois l'adhérence et le nombre de couches de finition. C'est le poste que l'on supprime en premier pour économiser, et celui qui coûte le plus cher quand il manque.

Mate, velours, satinée : la finition change l'entretien

La finition décide de deux choses que la teinte ne rattrape pas : la façon dont le mur renvoie la lumière et la façon dont il se nettoie. Une mate absorbe et masque les défauts de surface, mais un coup d'éponge sur une trace laisse une auréole plus visible que la trace. Un satin se lessive sans réserve et souligne le moindre creux sous une lumière rasante. Le velours occupe le terrain des pièces à vivre.

Le rendement suit la même logique : comptez environ 10 m²/L pour une mate, 11 m²/L pour un velours et 12 m²/L pour un satin, par couche et sur support sain. Ces valeurs figurent sur le pot et servent de base au calcul des quantités.

Ce que les mentions commerciales recouvrent

« Monocouche », « multifonction », « lessivable » ou « naturelle » sont des arguments de rayon, pas des familles techniques. Une monocouche tient sa promesse sur un support préparé et une teinte proche de l'existant, rarement ailleurs. Une peinture dite lessivable se nettoie à l'éponge humide sans se marquer, ce qui suppose une finition velours ou satinée.

Les peintures dites anti-humidité méritent une attention particulière. Elles limitent la condensation de surface dans une pièce d'eau correctement ventilée ; elles ne traitent aucune infiltration ni remontée capillaire. Un mur qui présente des auréoles, des cloques ou une odeur de moisi relève d'un diagnostic par un professionnel avant tout produit.

Questions fréquentes

Quelle peinture pour une salle de bains ?

Une acrylique satinée ou velours spécifiquement formulée pour les pièces humides, posée sur un support sain et dans une pièce ventilée. La mention anti-humidité limite la condensation de surface, elle ne traite pas une infiltration. Comptez 12 à 25 €/L selon la gamme, prix relevés en juillet 2026.

Quelle différence entre acrylique et glycéro ?

L'acrylique est à l'eau : séchage rapide, odeur faible, outils nettoyés à l'eau, et elle domine aujourd'hui les murs et plafonds. La glycéro est à l'huile : tendue plus lisse, plus résistante au frottement, mais séchage long, odeur forte et nettoyage au white-spirit. Les alkydes en phase aqueuse cherchent le compromis entre les deux.

Faut-il toujours une sous-couche ?

Sur un plâtre nu, un enduit neuf, un mur poreux ou pour bloquer une teinte soutenue, oui : elle uniformise l'absorption et évite une troisième couche de finition. Sur un mur déjà peint, sain et de teinte proche, elle n'apporte rien. Son rendement tourne autour de 8 m²/L, pour 6 à 11 €/L.

Combien de litres pour ma pièce ?

Le volume dépend de la surface nette, du nombre de couches, du rendement de la peinture et de l'état du support. Notre calculateur de budget peinture fait le calcul mur par mur, ouvertures déduites, et donne les pots à acheter.

Comment ces fiches sont écrites

Chaque fiche répond aux mêmes questions dans le même ordre : de quoi s'agit-il, où cela se pose ou s'emploie, ce que cela coûte, et le cas où cela ne convient pas. Cette dernière ligne compte autant que les autres : une ressource qui ne dirait jamais où s'arrête un usage n'aiderait personne à décider.

Les fourchettes de prix sont des ordres de grandeur datés de juillet 2026, relevés en grande surface de bricolage pour les fournitures et sur le marché de la rénovation pour les prestations posées. Elles servent à situer un devis ou une étiquette, jamais à s'y substituer. Les caractéristiques exactes d'un produit — rendement, classe d'usage, compatibilité avec votre support — figurent sur son emballage, et c'est cette valeur-là qui fait foi.

Les sujets touchant la structure du bâtiment, l'humidité, l'électricité ou le gaz sont signalés comme tels et renvoyés à un professionnel qualifié. Sur ces terrains, aucune fiche ne remplace un diagnostic sur place.