Outil gratuit · Revêtements de sol
Le sol qui tient
votre usage réel.
Un revêtement mal choisi se paie deux fois : à l'achat, puis au remplacement anticipé. Le comparateur commence par écarter ce qui ne tiendra pas votre pièce, classe ensuite ce qui reste sur le prix posé, l'entretien et la durée de vie, et chiffre le budget complet de votre surface.
Le budget d'un sol ne se lit pas sur l'étiquette du revêtement. Il additionne la fourniture, la pose et la préparation du support, et ce dernier poste passe souvent inaperçu jusqu'au devis. Un carrelage à 30 €/m² de fourniture revient à 75 à 125 €/m² posé une fois le ragréage et la main-d'œuvre comptés. C'est ce total que le comparateur affiche.
Votre pièce
Les incompatibilités sont éliminatoires, pas pondérées.
Ce qui compte le plus pour vous
—
Revêtements écartés
Face à face
Choisissez deux ou trois revêtements à confronter ligne à ligne.
Tous les revêtements, tous les critères
| Revêtement | Fourniture | Pose | Préparation | Posé, tout compris | Durée de vie | Entretien | Pièce humide | Chauffage au sol |
|---|
Fourchettes constatées en grande surface de bricolage pour la fourniture et sur le marché de la rénovation pour la pose, mises à jour en juillet 2026. Elles varient selon la région, l'accessibilité du logement et l'état du support. Un devis reste un devis.
Les trois critères qui décident, et rien d'autre
Le prix affiché sur l'étiquette ne dit rien du budget réel. Un revêtement se paie en trois lignes : la fourniture, la pose, et la préparation du support. C'est cette dernière que les comparatifs oublient et que les devis facturent. Un sol qui n'est pas plan à 5 mm près sous une règle de deux mètres doit être ragréé avant toute pose, et ce poste se chiffre entre 15 et 35 €/m² selon l'épaisseur nécessaire.
L'entretien se juge sur ce que la matière tolère au quotidien, pas sur la facilité affichée en rayon. Un parquet massif accepte le balai et un produit adapté, jamais la serpillière détrempée. Un stratifié supporte une serpillière bien essorée, mais une flaque laissée une heure au pied d'un lave-vaisselle fait gonfler la lame par le joint. Le carrelage est le seul à ne rien demander de particulier.
La durée de vie, enfin, n'a de sens qu'au regard du passage. Un stratifié en classe 31 tient dix ans dans une chambre et se marque en trois ans dans une entrée. C'est pour cela que le comparateur croise systématiquement la famille de revêtement avec votre niveau de passage plutôt que d'annoncer une durée moyenne.
La classe d'usage, le chiffre que personne ne regarde
Les revêtements stratifiés et vinyles portent une classe d'usage à deux chiffres définie par la norme européenne NF EN 685. Le premier chiffre désigne le type de local, 2 pour le domestique, 3 pour le commercial, 4 pour l'industriel. Le second désigne l'intensité du passage, de 1 pour un usage léger à 4 pour un usage très intensif.
| Classe | Usage prévu | Pièces concernées |
|---|---|---|
| 21 | Domestique léger | Chambre d'amis, pièce peu fréquentée |
| 22 | Domestique modéré | Chambre, bureau, salon peu passant |
| 23 | Domestique intensif | Séjour familial, cuisine, entrée, couloir |
| 31 | Commercial léger | Chambre d'hôtel, petit bureau |
| 32 | Commercial modéré | Le choix raisonnable en pièce à vivre familiale |
| 33 et 34 | Commercial lourd à très intensif | Commerces, halls, lieux de passage |
En pratique, viser une classe 32 sur un stratifié ou un vinyle de pièce à vivre coûte quelques euros au mètre carré de plus et double la durée avant que les zones de circulation ne se marquent. En classe 31, la garantie du fabricant s'applique rarement dans un couloir familial. Sur un vinyle, un second chiffre compte autant : l'épaisseur de la couche d'usure, en millimètres. Sous 0,3 mm, la durée de vie chute nettement dès que le passage devient soutenu.
Ce qui élimine un revêtement, avant ce qui le départage
Un parquet massif posé dans une salle de bains ne tient pas, quel que soit son prix. Un stratifié sur un plancher chauffant demande une compatibilité mentionnée explicitement par le fabricant, sinon les lames travaillent et les joints s'ouvrent. La moquette dans une entrée retient tout ce que les semelles ramènent. Ces incompatibilités ne se pondèrent pas : elles écartent, et le comparateur vous dit pourquoi.
En appartement, une contrainte supplémentaire s'ajoute souvent au règlement de copropriété : le niveau d'isolation au bruit d'impact du revêtement, exprimé en décibels. Une pose flottante avec sous-couche acoustique ou une moquette y répondent facilement ; un carrelage collé sur dalle brute est le cas le plus défavorable et demande une chape ou une sous-couche dédiée.
Entre les deux revêtements, le parquet contrecollé reste le plus raisonnable ici, il accepte le chauffage au sol que le massif tolère mal.
Poser soi-même, ou pas
Une pose flottante clipsable se fait à deux sur un week-end pour une pièce de 20 m², à condition que le support soit plan. Le stratifié, le vinyle en lames clipsables, le contrecollé flottant et la moquette en dalles relèvent de ce registre. La pose collée, le carrelage et le parquet cloué demandent un savoir-faire, un outillage et une préparation qui changent la nature du chantier.
Prévoyez systématiquement 8 à 10 % de chutes sur la quantité commandée, davantage en pose diagonale ou dans une pièce à décrochements. Comme pour le papier peint, les lames d'un même chantier doivent provenir du même lot : deux bains de fabrication ne donnent pas exactement la même nuance, et la différence se voit sur la longueur d'une pièce.
Limites et cas particuliers
Ce comparateur chiffre un revêtement, pas un chantier. La dépose de l'existant, l'évacuation des gravats, la reprise des plinthes et l'ajustement des bas de porte s'ajoutent au devis et se négocient à part.
L'état du support sort du cadre. Un sol qui sonne creux sur une large zone, une dalle dont les fissures se décalent, des remontées d'humidité visibles en pied de mur ou une odeur persistante de cave demandent un diagnostic par un professionnel avant tout achat. Poser un sol neuf sur un désordre d'humidité revient à le payer deux fois et retarde le traitement du problème réel. Dans un logement ancien, la dépose d'un revêtement existant peut relever d'un diagnostic obligatoire, avant 1997 pour l'amiante notamment.
Questions fréquentes
Quel revêtement de sol pour une cuisine ?
Le carrelage grès cérame reste le plus tolérant : il encaisse l'eau, la graisse et les chocs sans réserve, et se nettoie sans précaution. Le vinyle en lames constitue un compromis confortable, plus doux sous le pied et nettement moins cher posé. Le stratifié demande une vigilance permanente aux abords de l'évier et du lave-vaisselle, et le parquet massif y est déconseillé.
Quel sol avec un chauffage au sol ?
Le carrelage est le meilleur conducteur et le choix par défaut. Le parquet contrecollé en épaisseur adaptée, le vinyle et le stratifié compatible fonctionnent également, à condition que la mention figure explicitement sur l'emballage. Le parquet massif tolère mal les variations de température et de taux d'humidité qu'impose un plancher chauffant. La moquette, elle, fonctionne mais réduit sensiblement le rendement du système.
Combien coûte un sol posé au mètre carré ?
Tout compris, fourniture, pose et préparation, comptez de 29 à 75 €/m² pour un stratifié, de 40 à 105 €/m² pour un vinyle en lames, de 60 à 165 €/m² pour un carrelage et de 60 à 205 €/m² pour un parquet selon qu'il est contrecollé ou massif. Ces fourchettes, relevées en juillet 2026, varient selon la région et l'accessibilité du chantier.
Stratifié ou vinyle, lequel choisir ?
Le vinyle résiste à l'eau, le stratifié non : dans une cuisine, une salle d'eau ou une entrée exposée, le vinyle l'emporte sans discussion. En pièce sèche, le stratifié offre un rendu bois souvent plus convaincant en haut de gamme et coûte un peu moins cher. Regardez la classe d'usage pour le stratifié et l'épaisseur de la couche d'usure pour le vinyle : ces deux chiffres pèsent davantage que la marque.
Le parquet massif vaut-il son prix ?
Il est le seul revêtement qui se rénove au lieu de se remplacer : plusieurs ponçages sont possibles sur sa durée de vie, ce qui explique qu'il tienne quarante ans et plus. Rapporté à cette durée, son coût annuel descend sous celui d'un stratifié changé trois fois. La contrepartie tient en trois points : il craint l'humidité, il tolère mal le chauffage au sol, et sa pose relève d'un professionnel.
Peut-on poser un sol neuf sur l'ancien ?
C'est possible sur un support sain, plan et stable, en pose flottante notamment. Cela évite la dépose et l'évacuation, deux postes qui pèsent 15 à 40 €/m². Vérifiez la hauteur gagnée aux bas de porte et aux seuils, et surtout l'absence de désordre sous l'existant : recouvrir un sol qui bouge, qui sonne creux ou qui présente des traces d'humidité revient à emprisonner le problème.
